Mateusz MARCZYK
La formule de Blondel
L’escalier. Moyen de lutte contre la gravité et l’attraction terrestre.
Peut-être l’élément d’architecture qui nous lie le plus à notre condition humaine, notre taille, la longueur de notre pas. Qu’il soit refoulé dans un espace résiduel ou au contraire mis en valeur au centre d’une pièce, il est intimement lié à la profondeur modulaire d’une marche.
C’est un objet qui se travaille en trois dimensions. Les architectes ont bien compris comment saisir l’opportunité que donne cette approche et lui donnent, quand c’est possible, une valeur sculpturale. Un accessoire qui devient, par le jeu des courbes, un élément extrêmement photogénique. Une plasticité qui le rend presque vivant. Ce n’est pas un hasard si la partie centrale d’un escalier se définit comme une âme.
